Le raisonnement part du postulat que l'apprentissage de la parole est un jeu qui ne demande pas d'efforts. Si les enfant sourds arriérés peinent à parler, c'est que le professeur n'a pas su comment l'y amener.
Cela plaide pour une meilleure formation des maîtres et va donc dans le même sens que la remise en place récente de Cours normaux. La création du laboratoire de phonologie expérimentale à l'Institut de Paris sera aussi un atout majeur.
De surcroît, si la parole des enfants sourds parlants que l'on pense arriérés est mieux analysée, le diagnostic de leur niveau réel d'intelligence sera plus fin, et le nombre d'enfants sourds arriérés diminuera de fait.
Cela dit, un sourd-muet capable de prononcer toutes les voyelles et toutes les consonnes ne se fait souvent comprendre que de son professeur et de son cercle de proches. Pour le rendre véritablement à la société, il faut multiplier et varier les échanges dans des circonstances de la vie réelle.
Finalement, la durée de la scolarité devrait être prolongée (commencer l'éducation sensorielle plus tôt) pour atteindre un résultat satisfaisant malgré tout alors qu'il est inférieur à celui de tout autre enfant qui fréquentent l'école sur la même durée. L'effectif des classes (12 à 15 élèves) doit être réduit aussi pour un enseignement "sur mesure" qui tienne de la difficulté du travail à accomplir.